
Burkina : entre "apologie du terrorisme" et "apologie de la dictature ".
25 octobre 2026 — Guy-Samuel Penwenda
Désormais au Burkina Faso, " pays des hommes integres ", la junte militaire du jeune capitaine Ibrahim Traoré vient de sortir une nouvelle infraction pour la presse burkinabè : " l'apologie du terrorisme ". Hummm. Quiconque en est l'auteur ou coupable peut être condamné jusqu'à 30 ( trente) années d'emprisonnement tandis que l'entreprise de presse peut être amenée à payer une amende d’un milliard de FCFA. Questions :
1)quel homme, quelle femme de presse peut-il ou peut-elle ainsi chérir le terrorisme au point d'en faire "l'apologie" ou " ATALAKU", comme on dit en Côte d’Ivoire ?
- C'est quoi, au juste cette " apologie du terrorisme "? Quelle en est la définition exacte, précise ?
Attention donc aux débordements et aux raccourcis : en effet, si un journaliste écrit par exemple qu'il vaut mieux dialoguer avec les terroristes, en fait il pour autant " l'apologie "? Si autre fait une interview d'un chef terroriste pour recueillir sa motivation dans le terrorisme, en fait il, pour autant, " l'apologie "?
- Un homme ou une femme de presse, bien formaté(e) peut il ou peut elle vraiment se réjouir de la mort violente, gratuite, de femmes, d'enfants et de vieillards des villes, villages et campagnes du Burkina Faso ?
Franchement, il est très difficile de croire et d'admettre qu'un journaliste burkinabè bon teint, puisse épouser la cause sulfureuse, méchante et cruelle des tueurs enturbannés, sans foi ni loi que sont ces terroristes.
Alors, im faut savoir raison garder au " pays des hommes integres " afin de ne pas se saisir de cette brumeuse bataille contre " l'apologie du terrorisme " pour se lancer dans une " apologie ", cette fois, de la " dictature " gratuite, méchante et féroce au Burkina Faso.
L’AFRIQUE et ses africains ne sont pas à des bizarreries près et à un paradoxe près


