
Burkina Faso : le Capitaine et " l'albinos noir"...
12 octobre 2026 — Moussa Mahamadou Nazirou
En séjour à Ouagadougou pour les Universités africaines de la communication, l’analyste politique camerounais Claude Wilfried Ekanga attire l’attention. Sa présence relance une question intrigante : serait-il l’« albinos noir » évoqué par le capitaine Ibrahim Traoré ?
Claude Wilfried Ekanga est bien au Burkina Faso. Le 8 octobre 2026, cet essayiste et analyste politique camerounais a prononcé une communication inaugurale à la 15ᵉ édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), consacrée aux défis de la communication en contexte de guerre informationnelle. Il a également accordé un entretien à Lefaso.net, dans lequel il défend la maîtrise du récit africain et soutient l’orientation politique de l’Alliance des États du Sahel. Selon ses déclarations, sa présence s’inscrit dans une initiative liée aux autorités burkinabè et à la Révolution progressiste populaire.
Auteur notamment de Tu dois t’impliquer et du Village d’Ining, Ekanga s’est fait connaître par ses prises de position sur la politique camerounaise, le panafricanisme et les rapports entre l’Afrique et les puissances étrangères. Il est également connu pour son engagement auprès du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), lié à l’opposition conduite par Maurice Kamto.
Mais sa présence à Ouagadougou prend une dimension particulière au regard d’une déclaration d’Ibrahim Traoré, qui avait évoqué un mystérieux « albinos noir » sans en révéler l’identité.
La coïncidence suscite naturellement des interrogations. Claude Wilfried Ekanga serait-il cet homme annoncé par le président burkinabè ? À ce stade, aucune confirmation officielle ne permet de l’affirmer. Il convient donc de distinguer les faits — son séjour et ses interventions publiques — de l’hypothèse qui circule autour de son identité.
Une chose est certaine : cette énigme présidentielle continue d’alimenter les débats, tandis que le séjour d’Ekanga offre une nouvelle occasion d’interroger les liens entre communication politique, souveraineté africaine et stratégie d’influence au Sahel.
L'Afrique et ses africains ne sont pas à des bizarreries près et à un paradoxe près


