
Parler vrai: Quel sort sera réservé aux objets d'art restitués aux pays africains ?
8 août 2026 — YAO Noël
Comme c'est noble, louable et salutaire pour nos pays africains de réclamer et d'obtenir des anciennes puissances coloniales les œuvres d'art qu'elles nous ont volées, sans honte et sans gêne sous la colonisation.
Nous applaudissons des deux mains ces requêtes insistantes et diplomatiques qui ont permis entre autres, de recevoir de la France le grand tambour Ébrié ( DJIDJI AYOKWÉ) à la grande satisfaction du peuple Tchaman de Côte d’Ivoire.
C'est bien, c'est bon et c'est beau tout ça.
Mais une question et une préoccupation essentielle voire existentielle pour tous ces précieux objets d'art quasi religieusement et soigneusement conservés dans des musées et maisons de culture en France et dans le monde occidental : à présent, quelle conservation les pays, dirigeants et peuples africains vont-ils réserver à ces valeureux et grands souvenirs d'antan ? A -t-on prévu des salles et endroits suffisamment réfrigérés pour permettre une bonne, saine et maximale conservation ? N'aurait il pas fallu, avant de faire revenir ces pièces de valeur chez ńous, prendre les dispositions idoines pour leur pérennité et pour une (autre) centenaire conservation sous nos tropiques ?
L'AFRIQUE et ses africains ne sont pas à une bizarrererie près ou à un paradoxe près
YAO Noël est le fondateur et directeur de la publication de L'Afrique avec ses Africains, un site de presse en ligne dédié au panafricanisme et à la bonne gouvernance.


