
RDC: En fin de compte : dialogue inclusif ou dialogue...exclusif?
28 août 2026 — Diaka Kassongo
Tel un couperet, le mode d'emploi ou format du dialogue national envisagé en République démocratique du Congo ( RDC) est, enfin, tombé : pas question d'y associer les forces combattantes en particulier le M23 en guerre à l'Est contre le régime de Félix Tshisekedi.
Pourquoi donc? L'homme" fort" de Kinshasa estime qu'il n'a rien à discuter avec ses compatriotes déjà engagés dans une "logique" de guerre avec un soutien soupçonné du RWANDA.
Et donc, à la guerre comme à la guerre ! Exclus Corneille Nanga et son mouvement militairo-politique! A ce niveau, l'on peut objecter au Président de la République de RDC et lui demander avec qui il veut faire la paix si ceux-là mêmes qui ont pris les armes ne sont pas attendus au dialogue pour " vider leur sac" , dire et exposer leurs griefs au gouvernement de M Tshisekedi . Cela, dans l'optique d'un dialogue positif et bénéfique pour une solution à la crise qui secoue ce grand pays.
La deuxième objection se rapporte au processus de négociations déjà engagé entre les deux mêmes parties, à savoir le gouvernement Tshisekedi et le mouvement Mw23: si déjà à Doha au Qatar, les deux protagonistes parlent, se parlent et discutent, pourquoi donc ce qui se fait dans le Golfe ( Qatar) ne serait il pas possible sur le sol national où la fraternité, la tolérance et l’inclusivité devraient être le premier et fondamental principe?
Comment donc, faut il comprendre ce paradoxe évident et manifeste ? C'est le premier Président ivoirien Félix Houphouet-Boigny qui s'en allait, clamant et répétant: " le dialogue est l'arme des forts et non des faibles".
Afin de donner toutes les chances de paix et de succès à ce " dialogue national ", le Président Tshisekedi devrait associer toutes les parties prenantes de la crise congolaise autour de la table de négociations. La paix n'a que faire des états d'âme et des exclusions et autres voies "jusqu'auboutistes".
L'Afrique et ses africains ne sont pas à des bizarreries près et à un paradoxe près.


