
Guinée : Mamadi Doumbouya et le jugement de la " Rue-publique".
30 septembre 2026 — Abdoulaye Biro.
Mauvais quart d'heure et désagréable moment l'autre jour pour le Président guinéen le général Mamadi Doumbouya l'autre jour à New York où il se trouvait pour la 81e Assemblée générale de l'ONU ( Organisation des Nations Unies).
La chaude et laide atmosphère a pu même faire que les initiateurs et opposants guinéens qui ont perpétré cette humiliation publique et en mondovision de leur Président, ont dû avoir honte de cet acte de lynchage public présidentiel. Tel que le chef de l’État guinéen, incarnation suprême de cette nation a été traité, traqué comme un rat des égouts, n'honore ni les organisateurs ni le peuple guinéen, encore moins celui-là même qui était ciblé voire criblé par les manifestants sur les bords de l'East River de Manhattan. Mais, en même temps, l'on est en droit et tenté de se dire que l'on ne récolte toujours que ce qu'on a semé.
Arrivé au pouvoir d'Etat après avoir perpétré un coup d’État militaire contre le Président démocratiquement élu Alpha Condé le 5 septembre 2021, Mamadi Doumbouya n'a, semble-t-il, pas trop brillé par un grand respect pour les droits et libertés de ses compatriotes, en particulier ses opposants dont bon nombre se retrouvent en exil, en prison ou en disparition forcée. L'élection présidentielle elle même a été violemment contestée par les seuls adversaires qui ont été autorisés à competir pendant que les autres étaient purement et simplement exclus, écartés du scrutin.
Dans d'autant de contestations et de conditions moches de dénégation démocratique, avec la répression qu'on connaît sur place même é Guinée, peut-on ou doit-on encore s'étonner que les opposants guinéens exportent jusqu'à New York leurs frustrations, contestations et récriminations à l'endroit des militaires toujours au pouvoir à Conakry ?
Tout cela est fort regrettable pour la nation guinéenne, contrainte d'aller exposer son linge sale aux abords du Palais de verre de l'ONU. En fin de compte, à quelque chose, dit-on, malheur est bon. Cet incident malencontreux, triste et malheureux pour la Nation guinéenne entière, devra permettre aux dirigeants guinéens de revenir à de bons sentiments et pratiques démocratiques et de l'État de droit. Il en va de leur honorabiilte et de leur respectabilité lorsqu'ils se déplaceront dans les capitales occidentales et de liberté de manifestation comme New York, Washington, Paris, Bruxelles, Berlin.
L'AFRIQUE et ses africains ne sont pas à des bizarreries près et à un paradoxe près.


