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Quand les constitutions africaines pleurent ou gémissent...

10 octobre 2026 — Moussa Mahamadou Nazirou

Quand les textes changent, que les titres se multiplient et que le pouvoir semble avoir trouvé le secret de l’éternité.

Il faut parfois regarder la politique africaine avec un peu d’humour pour éviter de finir par pleurer sur les textes que l’on célèbre le matin et que l’on contourne l’après-midi. Car, sur notre continent, la Constitution est devenue un personnage à part entière de la comédie politique : on lui jure fidélité devant les caméras, on lui promet protection dans les discours officiels, puis on lui fait subir des acrobaties juridiques dont même les meilleurs gymnastes auraient le vertige.

Si la Constitution pouvait porter plainte, les tribunaux seraient débordés. Si elle pouvait appeler un avocat, les cabinets spécialisés en droit constitutionnel afficheraient complet. Et si elle pouvait tenir un journal intime, certaines pages mériteraient probablement d’être classées parmi les grands romans politiques du siècle.

Mais rassurons-nous : il ne s’agit pas de faire de la femme une métaphore de la victime politique. Les femmes ont déjà suffisamment de combats à mener sans qu’on leur confie, en plus, les blessures symboliques de nos institutions. C’est la Constitution, ce texte parfois traité comme un simple accessoire de pouvoir, qui mérite ici notre compassion… et surtout notre ironie.

L'AFRIQUE et ses africains ne sont pas à des bizarreries près et à un paradoxe près

M
Moussa Mahamadou Nazirou

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