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PolitiqueÇa pique pour faire bouger... 
 La CEDEAO et les mendiants de l'AES...

Ça pique pour faire bouger...
La CEDEAO et les mendiants de l'AES...

18 août 2026Alma KOFFI.

Les dirigeants militaires de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont fait de la critique de la CEDEAO( Communauté Économique de l'Afrique de l'ouest) l’un des marqueurs de leur discours politique. La gouvernance des États côtiers, leur proximité avec l’Occident ou encore leurs choix diplomatiques, sont régulièrement mis en cause.

Pourtant, au-delà de cette rhétorique souverainiste, une réalité sociale mérite d’être interrogée : celle des mouvements persistants de populations vers les pays du littoral ouest-africain.

La Côte d’Ivoire, le Ghana et d’autres États côtiers demeurent des destinations importantes pour de nombreux ressortissants de l’espace sahélien. Ils y recherchent principalement des emplois, des opportunités économiques et de meilleures conditions de vie. Mais cette migration économique historiquement ancrée en Afrique de l’Ouest, s’accompagne désormais de phénomènes transfrontaliers préoccupants que les États de la CEDEAO ne peuvent ignorer.

La mendicité, la criminalité sur les axes routiers, l’orpaillage clandestin ( pour ne citer que ceux-ci), provoquent d’importants dégâts économiques, sociaux et environnementaux.

Comment dénoncer avec autant de vigueur les modèles de gouvernance de pays qui continuent parallèlement d’attirer une partie de sa propre population ? La souveraineté ne peut en effet se limiter à un discours de rupture avec ses voisins ou avec certaines puissances étrangères. Le débat entre l’AES et la CEDEAO gagnerait donc à dépasser les postures idéologiques, demagogiques ou populistes. Les populations, elles, votent souvent avec leurs pieds en allant là où elles pensent pouvoir vivre, travailler, manger, dormir, rêver et espérer davantage.

Les États de la CEDEAO ont, eux aussi, le droit de protéger leurs territoires, leurs ressources naturelles et leurs populations dans le strict respect de la loi.

L'AFRIQUE et ses africains ne sont pas à des bizarreries près et à un paradoxe près.

A
Alma KOFFI.

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