
Cash : entre les vrais et faux panafricanistes ....
19 août 2026 — Moussa Mahamadou Nazirou
Lors d’une émission diffusée sur Sahel d’Afrique : Une pensée, une vision, le carrefour des idées, l’analyste géopolitique d'origine camerounais Senfo Tonkam, basé en Allemagne, a livré une réflexion critique sur les trajectoires politiques du continent africain. Son intervention s’inscrit dans une démarche de réveil des consciences face aux illusions entretenues par certains acteurs se revendiquant du panafricanisme.
Tonkam met en garde contre ce qu’il appelle les « faux panafricanistes », accusés d’avoir trahi les idéaux de libération en pactisant avec des puissances extérieures. Il critique également les régimes militaires qui, selon lui, reproduisent les dérives qu’ils prétendaient combattre. Pour l’analyste, la pauvreté et la dépendance du continent ne relèvent pas d’une fatalité mais de choix politiques et économiques imposés par des élites locales et internationales.
À travers les concepts de la Maat Révolution et du mouvement Nubiakem, Tonkam appelle à une refondation idéologique basée sur la mémoire des résistances et les normes morales héritées des ancêtres. Il insiste sur la responsabilité historique des nouvelles générations, estimant que l’avenir du continent dépend de leur capacité à s’organiser au-delà des slogans, à s’enraciner dans une pensée endogène et à construire des projets cohérents et disciplinés.
Son discours se présente comme une critique idéologique, sans appel à la violence, mais avec une exigence de rigueur morale. Les constats qu’il avance s’appuient sur des réalités historiques et politiques largement documentées, telles que la persistance du néocolonialisme et la fragilité institutionnelle de nombreux États africains. L’intervention vise à nourrir le débat public et à stimuler une réflexion collective sur les voies de libération et de souveraineté.
Le message de Senfo Tonkam s’inscrit ainsi dans une tradition de panafricanisme critique, cherchant à distinguer les engagements sincères des postures opportunistes. En appelant à la lucidité et à l’organisation, il place la jeunesse africaine face à un choix historique : prolonger les illusions ou bâtir une véritable souveraineté.
L'AFRIQUE et ses africains ne sont pas à des bizarreries et à un paradoxe près


